Auditez vos pratiques de prêt de salarié : attention au contrôle !
Auditez vos pratiques de prêt de salarié : attention au contrôle !

Dans les groupes ou structures multi-sociétés, il n’est pas rare qu’un salarié intervienne ponctuellement dans une autre entité pour pallier une absence.

Nous vous faisons part d’un cas client qui a sollicité un audit auprès du cabinet Lumis Avocats.

Le dirigeant m’explique : “On fait ça de temps en temps, ce n’est pas grave

En réalité, si ! Et c’est un terrain très risqué. Le Droit du travail encadre très strictement ce type de pratique (Articles L8241-1 et suivants du Code du travail).

Ce qu’on appelle le « prêt de main-d’œuvre » est autorisé, mais celui-ci se réalise uniquement sous certaines conditions :

  • conclusion d’une convention de mise à disposition entre les deux sociétés
  • accord du salarié par la signature d’un avenant
  • suivi précis des heures de travail et refacturation à l’euro près

Que se passe-t-il en cas de non respect ? La situation bascule en prêt de main-d’œuvre illicite.

Et les conséquences sont loin d’être théoriques :

  • peines d’emprisonnement
  • amende pénale importante
  • indemnité pour travail dissimulé
  • risque de co-emploi entre les deux sociétés

Le vrai problème, ce n’est pas la pratique. C’est le piège de ces dépannages informels où les risques naissent, et où l’Inspection du travail débarque.

💡 Si vous employez des salariés, même ponctuellement sur plusieurs structures, cadrez votre pratique en amont avec un avocat.

Ce n’est pas la fréquence qui crée le risque.
C’est l’absence de cadre.

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