Dans les groupes ou structures multi-sociétés, il n’est pas rare qu’un salarié intervienne ponctuellement dans une autre entité pour pallier une absence.
Nous vous faisons part d’un cas client qui a sollicité un audit auprès du cabinet Lumis Avocats.
Le dirigeant m’explique : “On fait ça de temps en temps, ce n’est pas grave”
En réalité, si ! Et c’est un terrain très risqué. Le Droit du travail encadre très strictement ce type de pratique (Articles L8241-1 et suivants du Code du travail).
Ce qu’on appelle le « prêt de main-d’œuvre » est autorisé, mais celui-ci se réalise uniquement sous certaines conditions :
Que se passe-t-il en cas de non respect ? La situation bascule en prêt de main-d’œuvre illicite.
Et les conséquences sont loin d’être théoriques :
Le vrai problème, ce n’est pas la pratique. C’est le piège de ces dépannages informels où les risques naissent, et où l’Inspection du travail débarque.
💡 Si vous employez des salariés, même ponctuellement sur plusieurs structures, cadrez votre pratique en amont avec un avocat.
Ce n’est pas la fréquence qui crée le risque.
C’est l’absence de cadre.
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