⚖️ Les scénario du patron amoureux : une histoire qui finit souvent aux Prud’hommes
Dans les petites structures, les frontières entre affectif et professionnel peuvent parfois être brouillées. Mais en droit du travail, les choses sont simples : les sentiments amoureux de l’employeur ne justifient jamais des pressions répétées sur une salariée.
Illustration avec un arrêt récent de la Cour d’appel de Montpellier, dans une histoire de dentiste éconduit 👇
Une assistante dentaire reproche à son employeur des comportements déplacés depuis plusieurs années :
La salariée se montre pourtant claire à plusieurs reprises, en lui indiquant qu’elle ne veut rien d’autre qu’une relation de travail ou au mieux amicale.
Elle est placée en arrêt maladie et son employeur continue ses messages inappropriés. Il initie même une procédure de licenciement avant de se rétracter.
La salariée saisit le Conseil de prud’hommes pour faire qualifier un harcèlement sexuel.
Quels sont les motifs de défense à l’employeur ?
⚖️ Que retient la Cour d’appel de Montpellier ?
Elle rappelle en substance que :
Conséquence : la résiliation judiciaire du contrat de travail est prononcée aux torts de l’employeur, avec les effets d’un licenciement nul, et 20.000 euros de condamnation pour l’employeur.
Ce que vous devez retenir c’est qu’en matière d’harcèlement sexuel, l’employeur n’a presqu’aucune excuse.
Source : CA Montpellier, 21 janvier 2026, n° 23/00580
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