Peut-on rire de tout en entreprise ? Pas sûr…
Peut-on rire de tout en entreprise ? Pas sûr…

Et cette jurisprudence nous le rappelle 👇🏼

Un salarié, Directeur commercial, est licencié pour faute grave pour de multiples propos et comportement à connotation sexuelle, sexiste ou raciste :

🔸Il indique à une collaboratrice qui lui annonce sa grossesse qu’il était au courant de son état car « ses seins avaient grossi » ;

🔸Il envoie à un collaborateur via Slack de multiples photos pornographiques ;

🔸Il se moque d’un candidat métis en indiquant qu’il avait l’air « twanquille » ;

🔸Il questionne un collaborateur homosexuel sur l’orientation sexuelle d’autres collaborateurs « Est-ce que tel salarié est gay », « Est-ce que tel stagiaire récemment recruté te plait »

Le salarié conteste son licenciement : 

→ il évoque des propos humoristiques, 

→ il produit de multiples attestations prouvant qu’il était très apprécié de ses collègues.

⚖️ Ce n’est pas une raison suffisante pour la Cour de cassation :

Les propos tenus à connotation sexuelle, sexiste, raciste et stigmatisants en raison de l’orientation sexuelle, ont porté atteinte à la dignité de ses collègues en raison de leur caractère dégradant.

La Cour de cassation rappelle ainsi qu’aux termes de l’article L. 4122-1 du Code du travail, chaque salarié doit prendre soin de la santé et de la sécurité de ses collègues.

Elle valide le licenciement.

💡 À retenir : 

En entreprise, l’”humour” est à manier avec précaution.

Source : 5 novembre 2025, Cour de cassation, Pourvoi n° 24-11.048

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