Être évalué sur son « optimisme », son « honnêteté » ou son « bon sens » est… illicite
Être évalué sur son « optimisme », son « honnêteté » ou son « bon sens » est… illicite

Être évalué sur son « optimisme », son « honnêteté » ou son « bon sens » est… illicite 😲!

Je vous explique 👇🏼

Une société de production de lait décide de mettre en place, dans le cadre de son entretien d’évaluation, un système d’évaluation « comportemental » de ses salariés.

Au sein d’une catégorie dénommée « engagement » et « simplicité », elle décide ainsi d’évaluer les qualités de ses collaborateurs :

→ l’optimisme

→ l’honnêteté

→ le bon sens

❌ Ce n’est pas du goût de tout le monde au sein de l’entreprise :

Un syndicat CFDT saisit la Justice pour faire interdire et annuler ce dispositif d’évaluation.

⚖️ La Cour de cassation lui donne raison !

Elle rappelle que la méthode d’évaluation des salariés doit reposer sur des critères précis, objectifs et pertinents au regard de la finalité poursuivie.

Or, le système d’évaluation de l’employeur :

👉🏼 Présentait une connotation moralisatrice empiétant sur la sphère privée des salariés ;

👉🏼 Était trop vague et imprécis pour avoir un lien direct avec leur activité;

👉🏼 Reposait sur une appréciation trop subjective de l’évaluateur.

Peut-on parler d’un manque de « bon sens » de l’entreprise ? 😏

Source : 15 octobre 2025, Cour de cassation, Pourvoi n° 22-20.716

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